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Viaduc Herrmann-Debroux
"Je rassure les navetteurs, on ne va pas en faire un chemin de campagne !"
Le mercredi 16 octobre 2019

Ce lundi 14 octobre, Didier Gosuin, bourgmestre d’Auderghem, était l’invité politique de Fabrice Grosfilley sur BX1+. L’occasion de parler de l’ouverture aux candidatures pour la Présidence de DéFI mais aussi de la destruction du viaduc Herrmann-Debroux.

Un projet qui n’a pas de sens

Le combat de Didier Gosuin contre le viaduc Herrmann-Debroux ne date pas d’hier puisqu’il a commencé en 1975. « C’est même une des raisons de mon engagement en politique. Quand on a commencé à défigurer cette région en la soumettant à la folie des promoteurs et à la logique du tout-à-la-voiture, j’ai décidé de me battre contre ce viaduc. C’est un projet insensé et surtout si on se projette dans le temps. Les comportements doivent changer. Il est incontestable que nous ne pouvons plus nous permettre de nous déplacer de la même manière. Il doit y avoir une diminution de flux de circulation si on veut une qualité de vie correcte. Ces infrastructures ne se justifieront plus dans quelques années et, ce type d’ouvrage est périssable. Nous savons que dans un délai plus ou moins court, Herrmann-Debroux devra être démoli »

Une enquête publique a été ouverte pour recueillir les avis des citoyens, Didier Gosuin constate : « Lorsque j’ai lancé l’idée, tout le monde me disait que j’étais fou. Seulement 10-15% me soutenait. Maintenant, c’est l’inverse. Il n’y a plus que 10-15% des gens qui pensent que les villes sont des égouts à voitures. »

Investir d’abord dans les infrastructures des transports en commun

Didier Gosuin pointe le fait qu’il faut faire les choses dans l’ordre. « Il faut d’abord investir dans les infrastructures pour favoriser l’utilisation des transports en commun. Il faut investir dans les parkings de dissuasion par exemple et ne pas se limiter à Bruxelles. Au niveau fédéral, il faut, par exemple, débloquer la situation du RER. »

60.000 véhicules empruntent chaque jour le viaduc Herrmann-Debroux dans un sens ou dans l’autre, Didier Gosuin rassure les navetteurs : « On ne va pas fermer la route ! On ne va pas non plus en faire un chemin de campagne ! On en fera des boulevards à deux fois deux bandes. De plus, tout le monde sait que la diminution de 10 à 15% des flux d’automobiles, c’est la fin de la congestion et c’est le retour à une qualité de vie nettement supérieure. On vise donc ces 10 à 15% et on ne me fera pas croire qu’il n’y a pas 10 à 15% de gens qui pourraient utiliser d’autres moyens de transports ou faire du covoiturage pour ne pas être auto-soliste. »

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